23 août 2009
Parce que je ne vis plus dans un capharnaüm.
Parce que je n'ai plus envie d'alimenter ce blogue (sans toutefois vouloir le renier).
Parce que je suis rendue ailleurs.
Parce que j'ai d'autres sujets de conversation que ma simple personne.
Parce que je deviens tranquillement une adulte.
Parce qu'il est temps que je passe au deuxième cycle...
http://catherine2ecycle.canalblog.com
(si vous vouliez me suivre, j'en serais ravie)
Tag cicatrice, avec beaucoup de retard...
Sur Twist'n'serve, les charmants Anne et William ont concocté une tag cicatrice pour laquelle, tels des pirates de retour d'aventures extraordinaires, on doit montrer les traces de nos malheurs...
Alors, voici une des miennes.
(Très peu visible, j'en conviens... mais je vous assure qu'elle est là!)
Elle date de l'an 2000, alors que les Spice Girls et leur influence sur la mode était encore un peu d'actualité, je portais fièrement de magnifiques bottes de cuir noir avec une semelle compensée d'une hauteur respectable de 3 pouces. Cela portait ma grandeur totale à 5 pieds 9 pouces, mais là n'est pas la question.
C'était l'hiver, et comme tous les matins de ma troisième secondaire, je me marchais vers mon autobus scolaire. J'étais un peu en retard, alors en tournant le coin de la rue, j'ai aperçu l'autobus déjà arrivé, prêt à embarquer de joyeux écoliers en quête de savoir.
N'écoutant que mon courage, ma volonté de ne pas être en retard et de ne pas rater cette journée importante (j'ai le vague souvenir d'avoir eu, cette journée, une réunion importante pour mon cours de Technique de scène), j'emboîte le pas de course. Mais l'hiver étant ce qu'il est, la chaussée était glacée. Ne croyez pas que c'est à cause de la glace que j'ai tombé. Non, en fait le côté extérieur de ma semelle compensée a été posé sur le seul espace non glacé de la rue, m'empêchant de glisser, mais me tordant la cheville, sous le poid de ma chute.
Je me souviens avoir entendu Michel, un ami d'enfance, dire au conducteur de m'attendre, que j'avais tombé, et me crier de me dépêcher. Comme je ne me relevais pas, une autre amie, en retard comme moi, m'a aidée à retourner à la maison. Je me souviens avoir réussi à rejoindre les amis de ma réunion de Technique de scène grâce à la pagette d'une des filles (so années 1990). Ah la communication pré-Internet...
Oh, et mon genou dans tout ça? Eh bien, la chute ne blessant pas seulement ma cheville, mon genou ayant reçu le poid de l'impact, ayant déchiré mon pantalon et me causant une énorme gale qui est restée presqu'un an en place... pour me laisser un petit point mauve, preuve irréfutable de mon port de semelles compensées.
Je passe la tag à Alexis le photographe et Amélie l'écriveuse de quotidien, parce que je les aime bien.
21 avril 2009
Évidemment, quand tout va trop bien, ce n'est qu'une question de temps pour que quelque chose nous éclate au visage. Voilà : je dois me trouver un nouvel appart pour juillet, et pas de stage à Québec pour moi, je vais devoir retourner à Gatineau pour le faire, éventuellement. Préférablement en janvier prochain.
Et pis oups, subitement, je peux rester dans mon appart actuel, mais je n'ai plus envie. Je dois me décider aujourd'hui. Je reste jusqu'en décembre, puis que retourne à ma terre natale pour terminer mon bacc? Ou je m'en fous de mon bacc, et je me trouve un appart pour l'année comme prévu?
J'ai pas envie de déménager en janvier...
09 mars 2009
Nous sommes toutes et tous féministes.
J'avais l'intention d'écrire un petit texte ici pour la journée de la femme. J'ai oublié, et je suis près de deux heures en retard... On peut sûrement me pardonner ça.
On me dit féministe. Pour tout le monde, ça semble être clair. Pourtant, ça ne l'est pas pour moi. Pas parce que j'ai honte. Au contraire. Parce que ça va de soi. Pour moi, être féministe, ça va de soi. Être féministe, c'est être pour l'égalité entre tous, hommes et femmes confondus. Dire de quelqu'un qu'elle ou qu'il est féministe, c'est lui dire qu'il est humain.
Évidemment, plusieurs combats pour l'égalité sont encore d'actualité, qu'on pense simplement à la nouvelle mesure du gouvernement Harper qui remettrait en cause l'équité salariale des employés de l'État. Par contre, j'ai l'impression que ces causes vont chercher l'appui de l'ensemble de la population et non plus "une dizaine de féministes frustrées". C'est rassurant, et ça donne le courage de continuer.
Bonne fête, femmes.
21 février 2009
Libres enfants
J'ai eu besoin de fouiller, tout à l'heure, dans mon rapport de stage d'avril dernier. Comme j'avais pris l'habitude de mettre une citation à la fin de mes rapports, je n'ai pas été surprise d'en trouver une. Par contre, je ne me souvenais pas que j'avais eu autant de guts :
« Il est évident qu'une école où l'on force des enfants actifs à s'asseoir devant des pupitres pour étudier des matières inutiles est une mauvaise école. Une telle école n'est bonne que pour ceux qui croient à son efficacité, c'est-à-dire pour ces citoyens sans imagination qui veulent des enfants dociles, dénués eux aussi d'imagination et qui s'accommoderont d'une civilisation dont l'argent est la marque de succès. »
— A.S. Neill. (1970). Libres enfants de Summerhill. Éditions La Découverte.
En y repensant, avec le stage que j'avais eu, il n'est pas si étonnant que j'ai mis cette citation, dont je pesais tous les mots (et que je pèse encore).
Je veux garder mes convictions. Là, je prépare mon prochain stage, qui est encore loin, mais qui me fait un peu peur quand même.
11 février 2009
Anti-production
Je déteste les semaines comme celles-ci, où je n'arrive tout simplement pas à dormir. Et pour aucune raison. Pas d'événements potentiellement stressants en vue, pas de mauvais moments dans ma vie. Juste l'incapacité de dormir avant 3-4 heures du matin. Je me lève en retard, je me traine jusqu'à mes cours... D'ailleurs, je déteste les cours du matin.
Et le mercredi, normalement, c'est ma journée productive par excellence. J'ai mon cours de yoga, pas trop tôt, mais juste assez pour que ce ne soit pas considéré comme de la grasse matinée. J'adore ça, et je suis dispo pour le reste de la journée. Mais ce matin, je me suis levée un peu tard (me suis endormie vers 3h30) et après m'être préparée à partir, j'ai réalisé que j'allais être en retard assurément. Et quelqu'un qui arrive en retard au cours de yoga, c'est très dérangeant pour tout le monde. Et puis finalement, je trouvais pas mal anti-productif de courir pour me rendre à un moment de détente. Alors je me suis recouchée.
Et puis là paf! Crampes menstruelles! Aucune position ne me convient. J'arrive finalement à dormir un peu, mais quand même, c'est particulièrement désagréable.
Je me suis relevée à l'heure où j'avais prévu commencer à travailler (la joie de faire son horaire). Ça fait quinze minutes que mon déjeuner est là, devant moi, et je n'y ai même pas touché. Je n'ai pas faim, je n'ai même pas pris une gorgée de mon précieux café...
En plus, mon linge sale est trié sur mon lit, prêt à être envoyé dans la laveuse.
Et puis moi, je regarde des vidéos sur youtube et je niaise sur Facebook.
18 janvier 2009
Un compte-rendu, puisqu'il le faut
Comme à chaque année, j'ai voulu faire le compte-rendu des mois passés, de manière détaillée. Je l'ai commencé le 3 ou 4 janvier, environ, mais je n'ai pas trouvé d'autre temps à y consacrer. Il faut dire qu'il s'est passé beaucoup de choses en 2008. Il faut dire aussi qu'habituellement, je fais ce genre de rétrospective dans ma période d'ermitage, entre deux conversations existentielles sur messagerie instantanée avec des amis aussi solitaires que moi. Il faut dire que je ne suis plus aussi solitaire, que je vois la vie d'une autre manière, que mon monde a changé, et cela a commencé dès janvier dernier.
2009 est maintenant bien commencée, ma routine des prochains mois presqu'établie, et j'ai l'impression que si je ne fais pas ce post aujourd'hui, je ne le ferai pas, et sûrement que je le regretterai. Alors voilà, comme ça vient, ce que je dois retenir de 2008...
Dès janvier, des remises en questions sur mes études, sur mon avenir professionnel, qui avaient déjà été évoquées vers la fin de 2007, prennent forme. Je veux étudier en autre chose qu'en éducation avant mon stage IV. Je vois le 3e arriver et j'ai peur. J'espère le mieux, j'obtiens le pire. Mais c'est peut-être bien comme ça, après tout, c'est ce qui m'a convaincue que mon choix était le bon.
Revenons sur ce stage. D'abord, on m'a envoyée dans une école loin de mon domicile. Une amie m'a offert d'habiter chez elle durant cette période, question de me rapprocher de l'endroit. C'est ainsi que j'ai gagné une certaine autonomie, qui me sera profitable pour les mois à venir. Je garde de ce stage une impression bizarre. Il m'a semblé durer une éternité, et pourtant, je n'en garde à peu près aucun souvenir précis. Quelques uns, ici et là. Il faut dire que durant ces 6 semaines, j'ai très peu dormi. Pas un matin, j'ai eu envie de me rendre à cette école. Ma dernière journée de stage, je l'ai passée à corriger des productions écrites. Je ne suis même pas allée dire au revoir aux élèves. Je n'en suis pas fière.
J'ai vu ce que je ne voulais pas devenir professionnellement. J'ai côtoyé cette personne pendant 6 semaines et ça a été assez pour me dégoûter. Et pour me donner le goût de prendre du recul. Malgré mon amour pour l'enseignement, j'étais toujours mieux à la radio que dans mes cours ou en stage. J'y ai donc passé beaucoup de temps, surtout que c'était ma première rentrée en
tant que directrice de la prog, alors j'avais beaucoup de boulot.
D'un point de vue personnel, le début de 2008 a été un laisser-aller complet. J'ai appris à ne plus m'en faire et à faire confiance en mes instincts. J'ai osé. Des choses que j'espérais, mais qu'à la fois je redoutais, sont arrivées de manière si spontannée que je m'en suis trouvé rassurée. Et puis, j'ai vécu une période de "courtisage", en parallèle à mon stage, qui pour la première fois, a abouti à quelque chose. Quelque chose de simple et de beau. Pour cette raison, je peux dire que 2008 s'est séparée en deux : avant et après le stage.
Mon été s'est passé comme un rêve : pas de travail, beaucoup de plein air, de musique et d'amour. Rien à rajouter. Puisqu'il était déjà prévu que nous partions en septembre pour deux villes différentes, nous avons dû nous interroger sur l'avenir, des prochains mois du moins. Nous avons décidé de continuer, de faire confiance au reste. Nous avons bien fait.
C'est ainsi que je suis partie avec mon baluchon pour Montréal, dans le but de faire quelques cours. J'ai aimé Montréal. J'aimerai toujours Montréal je crois. Mais les fins de semaine passées à Québec ou à Gatineau m'ont épuisée. Jamais je ne restais là-bas : je voulais être avec mes parents, ou mon copain. Les cours y étaient agréables, mais je n'arrivais à rencontrer personne. J'observais, voilà tout. Et j'espérais les fins de semaine. Au moment où j'ai découvert le certificat que je pouvais faire à Québec, le choix a été facile. J'allais m'éloigner de mes parents, mais me rapprocher de mon copain. De toute manière, mon emploi, mon appart et mes colocs n'étaient pas ce qui était de plus réjouissants... Je préfère ne pas en parler.
Me voici donc, en 2009, à Québec, avec des colocs sympatiques dans un chouette appart, à deux pas de l'université et de chez mon copain. Je ne suis pas encore retournée en Outaouais, ça viendra sûrement dans quelques semaines.
Je suis ouverte à tout, et j'espère le mieux.
21 décembre 2008
La vieille capitale
Constat I : À Québec, y vente!
14 décembre 2008
Coming out
J'aime les chansons de Noël. Énormément. Surtout les classiques, et en version longue, s'il-vous-plait! Ça me rappelle les années où j'ai participé à la chorale de Noël de l'église de mon quartier, c'est-à-dire les dernières années de mon primaire et le début de mon secondaire. J'adorais ça. Tout au long de l'année, je me surprenais à sortir mon cahier de chant et de chanter Ça berger ou encore la version à 18 couplets des Anges dans nos campagnes. Ma préférée? Peuple fidèle, la très catho, surtout le bout en latin.
Cet après-midi, dans un café, je me suis mise à sourire en entendant les classiques américains du temps des fêtes, qui me font toujours penser au film Maman, j'ai raté l'avion, et ce, qu'ils fassent partie de la bande sonore ou pas.
J'avais des cassettes de Noël que je ne me permettais de sortir qu'en décembre : Passe-Partout, Le Noël de Canal Famille, A very merry Chipmunks et... Noir Silence. Je les connaissais par coeur.
J'aime ça, la magie des Fêtes, moi, bon.
09 décembre 2008
Des lumières...
Durant une panne d'électricité, ma mère :
« C'est pas qu'on est dépendant de l'électricité, c'est juste que toute notre vie tourne autour de ça. »


