CaphARnaüM

Un désordre empli de vide, une illusion stagnante. Ici, moi, maintenant.

11 avril 2008

Recrinquée

(J'suis tellement crinquée que je me permets de bloguer en stage, en pleine salle de profs! [C'est surtout un copié-collé de mon quatrième incident critique...])

Si les derniers jours ont été un peu démotivants, la période que je viens de vivre vient de me donner l’élan dont j’avais besoin pour terminer le stage en beauté. Depuis les premiers jours de planification de cours, je gardais une activité que j’avais hâte de faire : une analyse médiatique sur la propagande (merci à Stéphanie pour la suggestion). L’activité était déjà toute faite, puisque prise dans un cahier d’activités, mais je voulais prendre le temps de bien la contextualiser et la documenter avec plusieurs sources. J’ai donc repoussé cette leçon le plus possible. Maintenant les obligations complétées (révision, examens et tests), j’ai pu la commencer.

Je ne sais pas si c’est en raison de mon grand enthousiasme par rapport à la leçon ou simplement le thème abordé, mais ce fut un succès. Malgré le fait que je ne me suis pas rendue à l’endroit où je voulais (même loin de là), la période a été si productive en réflexion que ça ne me cause aucun problème. Au contraire, ça m’a donné des idées pour allonger ma leçon. Ce qui devait durer deux périodes en durera probablement quatre.

En les guidant peu, les élèves sont arrivés aux réflexions que je souhaitais, ils ont soulevé par eux-mêmes les questionnements que je voulais susciter chez eux. J’ai été impressionnée par les réflexions de certains élèves. Ils ont abordé des sujets que je n’avais pas prévus, mais qui entraient parfaitement dans le cadre de la discussion. Je suis contente d’avoir su suivre le fil de la discussion. Par hasard, nous nous sommes retrouvés dans une discussion sur les trois réseaux télévisuels francophones québécois (TVA, TQS et Radio-Canada), alors que j’ai déjà fait une leçon à ce sujet dans le cadre d’un cours universitaire. J’étais donc très à l’aise avec le sujet.

De plus, à la fin de la période, je me suis installée pour prendre en note ce que j’avais noté au tableau pour pouvoir y revenir au prochain cours (étant donné que le cours risque de ne pas prendre la même direction dans tous les groupes). Une élève, me voyant faire, me tend une feuille : elle avait tout noté durant le cours. J’ai été agréablement surprise, d’abord parce que je n’avais pas demandé à ce que ce soit pris en note, et ensuite parce que je croyais que cette élève avait été inattentive durant la leçon. Je lui ai donc emprunté sa feuille pour la photocopier en la remerciant.

C’est ce genre de période que je veux vivre avec les élèves. C’est ce qui m’intéresse dans l’enseignement. Je veux les faire réagir, je veux les animer. Je veux qu’ils se nourrissent entre eux de leurs conceptions du monde. Mon rôle n’est que d’aborder le sujet et le relancer s’ils en éprouvent le besoin. Ce matin, en classe, ils n’avaient pas besoin de moi pour aborder différentes problématiques. Ils disaient les choses auxquelles je pensais avant moi, et c’est ça qui est génial : je n’ai à peu près rien dit.

J’ai aussi constaté l’importance de la planification. J’ai réfléchi pendant plusieurs jours à l’angle que je voulais donner à cette activité et j’ai cherché de nombreux exemples, quitte à en avoir trop, à montrer aux élèves. À cause de ça, j’ai su bien répondre aux questions des élèves. J’étais prête et disponible.

J’ai très hâte de refaire la leçon dans un autre groupe cet après-midi et j’espère que ce sera aussi profitable que ce matin. Mais j’ai confiance.

Posté par cath à 11:33 - cath l'universitaire - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

Hourrah !

Comme je suis contente pour toi, ma chouette !

Il faut souligner que ce n,est pas n'importe qui qui saura mener à bien ce genre d'activité. Premièrement, il faut être à l'affût des tendances idéologiques et politiques, puis il faut être habile avec les subtilités de la langue et de la sémantique. Il faut de surcroît avec l'esprit critique très aiguisé. Tu possèdes tous ces atouts et c'est pour ça que tu as su réussir.

J'ajouterais également que la planification, dans une approche dialogique comme la tienne, c'est le gros de la tâche... mais combien intéressant de voir le tout se développer avec une telle cohérence !

bravo encore !

Posté par Stéphanie, 11 avril 2008 à 12:50

bonjour

bonjour, une petite question qui me taraude. qu'enseignez-vous? merci

Posté par johann, 24 avril 2008 à 08:49

Le français, au secondaire.

Posté par Catherine, 24 avril 2008 à 22:24

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