CaphARnaüM

Un désordre empli de vide, une illusion stagnante. Ici, moi, maintenant.

08 avril 2008

L'infini-tif

Écrire ici, parce que des planif, c'est plate. Parce qu'on a décidé d'accepter de faire des mises à jour sur notre traitement de texte et que maintenant, on attend.

Penser à autre chose qu'au stage, se sentir loin, parce qu'on l'est déjà. Oublier le fait qu'on est très en retard dans nos affaires et que ça signifie qu'on va peut-être se planter en stage demain.

Écouter de la musique donnée par un ami parce que ça nous fait penser à lui, parce que ça nous fait décoller. La fredonner parce qu'on commence déjà à la connaitre par coeur. Parce qu'on voudrait la connaitre encore mieux.

Se dire que le temps passe très vite et que le supplice sera bientôt terminé. Que l'attente n'aura pas été vaine.

Sourire parce que c'est presque l'été et qu'on pense aux ballades qu'on fera. Rêver à la musique qu'on écoutera, aux pas qui nous guideront, aux bras qui s'ouvriront.

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21 mars 2008

La lune était belle.
Ronde.
Froide.
Brillante.

Et j'ai marché.

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09 février 2008

Pas tant intéressant.

J'ai raté le bus tantôt, ce qui fait que j'ai passé une demi-heure au coin de la rue (il était 23h15). Au lieu d'être fâchée, j'suis allée m'asseoir sur un banc et j'ai écrit.

« Je m'ennuie du temps où je me croyais artiste, poète. Je m'ennuie de ma naïveté exempte de cynisme. Du temps où toutes les portes devant moi étaient ouvertes. Là, j'ai simplement l'impression d'être casée et de ne pas tant  avoir le choix de ce qui se passera par la suite. En fait, je ne sais tellement plus ce que je veux que c'est ce qui me fait penser ça.

J'veux recevoir de l'amour. Tout le temps. Et de l'affection. De mes amis, parce que je n'ai rien d'autre au fond.

Je pense à mes amis que je viens de quitter. Des personnes qui me sont très chères, mais que je ne connais que depuis quelques mois. J'suis comme ça moi. Je m'attache très rapidement aux gens. Je les aime beaucoup. Inconditionnellement. En même temps, je m'en veux parfois d'en négliger d'autres. Mais au fond, quand j'y pense, la vie c'est un peu ça. Je veux dire, je crois important que chacun fasse son possible pour être heureux (sans blesser les autres, bien sûr). C'est ce que je fais depuis les derniers mois. Je suis contente de ce qui m'arrive. Toutefois, j'ai de plus en plus de mal à accepter les contraintes.

Je pars en stage dans quelques semaines et je n'en ai pas du tout envie. J'espère que ma rencontre avec mon enseignant associé me motivera. Sinon, j'ai très peur de ce qui va arriver. Je crois que j'aurai du mal à simplement me coucher tôt et à arriver à l'heure le matin. Ça promet.

J'voudrais vivre la nuit. »

J'aime réfléchir en écrivant.

(Tantôt, j'écoutais À plus tard crocodile de Louise Attaque. En ce moment, je relaxe avec mon nouveau coup de coeur, Travelling Head Case.)

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08 septembre 2007

[en écoutant My Dad VS Yours]

l'image d'un jour se décharge sur moi
en un vent chaud et puissant
un calme obscur que nul ne voit
des mégots sur le sol, réconfortants témoins
d'un passage récent
la noirceur semble être tombée d'un coup
comme ça
comme pour marquer la fin de l'été
l'obscurité intimide les étoiles
elles n'osent se montrer
elles me manquent
tiens, des pelures d'orange, abandonnées
le fruit nu doit se promener, quelque part
je ferais mieux de rentrer

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01 septembre 2007

20080901a

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Coin Portage/Hôtel-de-ville, le soir

Les hasards
Lorsqu'on veut les créer, ils sont rarement à notre avantage. Bien souvent, ils sont futiles et innexplicables. C'est comme piger une carte, parmi des milliers qui ne veulent rien dire, et pourtant, piger LA carte. Celle qui nous rattache à ce qu'on a oublié, à ce qui nous suit toujours. À ce qu'on croyait avoir perdu. À ce qu'on a perdu, au fond, mais qui reste, fort, présent, réconfortant. Parce que c'est souvent le confort qu'on recherche chez les autres, parce que les relations tumultueuses sont rarement satisfaisantes.
-22-8-2007-

*****
Dans l'air, un vide qui souffle
Une absence brisée, lointaine et proche à la fois
Je regarde l'illusion de ce qui reste
Les morceaux de ce qui part
Un vent chaud
Une lettre qui n'arrive pas
Il ne reste que des traces
laissées par un pied mouillé
L'impression d'avoir été suivie
La certitude du mirage
Je n'écris que des conneries
-30-8-2007-

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04 juillet 2007

Sur le fil

Une macabée sur le fil de fer
Tout en haut au bord de l'extase
Sautera, sautera pas ?
La fuite futile du funeste funambule
Vers le néant, vers l'exil
Si c'est ça la mort
La décrépitude calme au dessus du monde
Voler volage dans la volière
Vivant le temps, mourant la nuit
L'histoire du corps qui renaît
de cendre et d'eau
De poussières d'étoiles et d'images de fous
Le funeste funambule, la macabée volante
L'épiderme se soulevant sous le vent
Les viscères se serrent, se blessent
La pluie, manifestation diurne
Divine et dithyrambique
-7-8-2006-

[J'ai trouvé ce texte en faisant du ménage. C'est drôle, mais je me souviens précisément du moment où je l'ai écrit. J'avais du papier brouillon avec des perforations sur le côté. Un gros crayon à mine HB, comme ceux que j'avais à la petite école. Pas trop taillé, juste parfait. J'ai joué sur la sonorité des mots, ça parait. J'avais pas d'idées précises en tête. Juste des sons. Et puis je crois que je ne l'avais pas publié à l'époque parce qu'il n'était pas fini. Mais comme je ne crois pas le finir de sitôt...]

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25 novembre 2006

Tannée

J'suis tannée de dépendre des autres. J'suis tannée de quêter des lifts. J'suis tannée d'aller voir des shows seule. J'suis tannée de manquer des shows parce que j'ai personne avec qui y aller et que je me dis que je pourrais donc y aller toute seule parce que je n'ai pas besoin des autres pour faire quelque chose, mais que rendue là je trouve don' ça plate d'être toute seule. J'suis tannée que ma vie soit régie par les lignes et les horaires d'autobus. J'suis tannée de m'en faire à cause de l'argent. J'suis tannée de me sentir coupable quand je m'achète un disque ou que je mange au resto. J'suis tannée de me sentir coupable parce que je ne vais pas m'entrainer. J'suis tannée de ne pas faire mes séquences didactiques pis j'suis tannée de ne pas avoir d'idées pour les faire. J'suis tannée de faire des travaux poches qui ne servent à rien. J'suis tannée d'entrer dans une pièce pis de me demander ce que je fais là. J'suis tannée qu'à chaque fois que j'essaie quelque chose, ça fouarre. J'suis tannée de parler tout le temps, mais j'suis pas capable de m'en empêcher. J'suis tannée d'être seule. J'suis tannée d'être seule. J'suis tannée d'être seule. J'suis tannée d'être seule. J'suis tannée d'être seule. J'suis tannée d'être seule.

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19 juin 2006

L'erreur boréale

Un jour où le vide morcelle, la terre déploie ses ailes pour s'envoler loin, bien loin dans ce ciel d'azur quitté depuis peu par l'orage. La vérité comme le soleil après la pluie a surgit dans toute sa clarté, toute son évidence. Le feu qui m'habitait les tripes se dissipe en pluie d'étoiles, de rosée matinale. J'ai froid. Être seule c'est triste, mais juste un peu. C'est dans la froidure du temps que les lames de rasoir rouillées qui tenaillent mon âme font le plus mal, percent le plus abruptement. Une identité invisible, un être quasi-suprême a perdu son statut de demi-dieu, il tombe du piédestal regarde-le comme il tombe. Il tombe et c'est moi qui a mal. Il tombe et c'est moi qui a à me relever. Une chute psychique, glacée et brusque. Je tombe et pourtant je flotte. Comprendre qu'on s'est trompé est difficile. Le nez en plein dans l'écorce et on ne voit pas la forêt boréale. Je parle ici de l'erreur boréale.

« Il aura le nom de Richard, faut pas compter sur le hasard. »
(Extrait de 16.03.48)

« Vivre libre, c'est souvent vivre seul. »
(Extrait de Manu)
C'est Renaud qui l'a dit. Moi je dis : vivre VIDE, c'est souvent vivre seule.

Tournée vers la mer, j'ausculte mes pas.

[Automatique ce soir vers 20hrs ; ça a fait du bien.]

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29 mai 2006

Je rêve.

Des années passent et filent et on y peut rien, la vie s'avance devant nous, on la voit passer, jamais elle ne s'arrête. On a l'impression que ça tourne, que c'est toujours la même chose qui se présente à nous, mais c'est toujours différent, même si ça ressemble. Surtout on voudrait que ça change. On voudrait avoir plus que ce qu'on a eu dans le passé, plus que ce qu'on a jamais eu. Plus que rien, ce n'est pas grand chose, mais au fond, ça change tout.

Chaque fois que je ferme les yeux, je vois mon histoire différemment, je m'imagine que tout est nouveau, que tout est différent. Que mes rêves sont la réalité, que ma réalité n'est plus. Je me fais des scénarios, plausibles, mais non réels. Parfois, je suis déçue par ce qui se passe par la suite, car la réalité n'est pas mon rêve.

Je devrais cesser de rêver ma vie, afin de pouvoir un jour vivre mes rêves.

Ce à quoi je rêve présentement est si beau... J'aimerais tant que ça se produise. Et même que mes rêves endormis, ceux dont je ne me souviens jamais, et lorsque c'est le cas, qui sont complètement absurdes (ou alors angoissants), mes rêves endormis, dis-je, correspondent à ce si joli rêve.

Je perçois une lueur d'espoir, au loin. Je souhaite de tout coeur qu'elle ne s'éteigne pas.

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