CaphARnaüM

Un désordre empli de vide, une illusion stagnante. Ici, moi, maintenant.

13 octobre 2008

Quand ça démange de partir...

C'est drôle, avec mon déménagement, je m'étais juré que j'allais alimenter ce blogue. Finalement, j'en lis beaucoup plus que j'en écris. Je crois que je ne saurais pas quoi raconter. La routine s'installe, les cours sont chouettes (du moins, 3 sur 4), la job l'est un peu moins (finalement, c'était une erreur de me chercher quelque chose de power-stimulant, car ce ne l'est pas tant que ça, et c'est plutôt crevant), les amis sont discrets mais là, la radio est quand même chouette, et les aller-retour Gatineau-Montréal et Montréal-Ste-Foy sont crevants.

Mon plan de trouver un certificat pour rendre mon année en littérature « officielle » et simple à comprendre aux yeux de tous ne s'est pas avéré fructueux. Non, finalement, il m'a plutôt conduite vers un programme hors de Montréal... Je suis présentement en processus d'admission et je m'enligne vers une reconnaissance des acquis pour quelques cours.

Ça ne fait qu'un mois et demi et j'suis tannée de m'ennuyer de mon copain et d'être toujours dans des bagages. Et tant qu'à être à peu près seule dans une ville, on pourrait dire que toutes les (grandes) villes se valent... Mais là la roue des démarchent est démarée et je me demande si je vais bien. Après tout, y'a rien qui me retient ici.

Et puis, c'est beau Québec.

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02 août 2008

Pour quand je serai grande

Idée de projet d'écriture, pour le jour où je vais revenir à l'enseignement :

« Si vous n'aviez qu'une seule chose à écrire, qui justifierait toutes les minutes passées à vous ennuyer dans un cours de français, qu'est-ce que ce serait? Une lettre, une histoire, une liste de choses à faire?

Écrivez-la. Prenez le temps qu'il vous faudra. Je ne serai pas loin si vous avez besoin de moi. »

Posté par cath à 11:49 - cath l'universitaire - Commentaires [1] - Permalien [#]

11 avril 2008

Recrinquée

(J'suis tellement crinquée que je me permets de bloguer en stage, en pleine salle de profs! [C'est surtout un copié-collé de mon quatrième incident critique...])

Si les derniers jours ont été un peu démotivants, la période que je viens de vivre vient de me donner l’élan dont j’avais besoin pour terminer le stage en beauté. Depuis les premiers jours de planification de cours, je gardais une activité que j’avais hâte de faire : une analyse médiatique sur la propagande (merci à Stéphanie pour la suggestion). L’activité était déjà toute faite, puisque prise dans un cahier d’activités, mais je voulais prendre le temps de bien la contextualiser et la documenter avec plusieurs sources. J’ai donc repoussé cette leçon le plus possible. Maintenant les obligations complétées (révision, examens et tests), j’ai pu la commencer.

Je ne sais pas si c’est en raison de mon grand enthousiasme par rapport à la leçon ou simplement le thème abordé, mais ce fut un succès. Malgré le fait que je ne me suis pas rendue à l’endroit où je voulais (même loin de là), la période a été si productive en réflexion que ça ne me cause aucun problème. Au contraire, ça m’a donné des idées pour allonger ma leçon. Ce qui devait durer deux périodes en durera probablement quatre.

En les guidant peu, les élèves sont arrivés aux réflexions que je souhaitais, ils ont soulevé par eux-mêmes les questionnements que je voulais susciter chez eux. J’ai été impressionnée par les réflexions de certains élèves. Ils ont abordé des sujets que je n’avais pas prévus, mais qui entraient parfaitement dans le cadre de la discussion. Je suis contente d’avoir su suivre le fil de la discussion. Par hasard, nous nous sommes retrouvés dans une discussion sur les trois réseaux télévisuels francophones québécois (TVA, TQS et Radio-Canada), alors que j’ai déjà fait une leçon à ce sujet dans le cadre d’un cours universitaire. J’étais donc très à l’aise avec le sujet.

De plus, à la fin de la période, je me suis installée pour prendre en note ce que j’avais noté au tableau pour pouvoir y revenir au prochain cours (étant donné que le cours risque de ne pas prendre la même direction dans tous les groupes). Une élève, me voyant faire, me tend une feuille : elle avait tout noté durant le cours. J’ai été agréablement surprise, d’abord parce que je n’avais pas demandé à ce que ce soit pris en note, et ensuite parce que je croyais que cette élève avait été inattentive durant la leçon. Je lui ai donc emprunté sa feuille pour la photocopier en la remerciant.

C’est ce genre de période que je veux vivre avec les élèves. C’est ce qui m’intéresse dans l’enseignement. Je veux les faire réagir, je veux les animer. Je veux qu’ils se nourrissent entre eux de leurs conceptions du monde. Mon rôle n’est que d’aborder le sujet et le relancer s’ils en éprouvent le besoin. Ce matin, en classe, ils n’avaient pas besoin de moi pour aborder différentes problématiques. Ils disaient les choses auxquelles je pensais avant moi, et c’est ça qui est génial : je n’ai à peu près rien dit.

J’ai aussi constaté l’importance de la planification. J’ai réfléchi pendant plusieurs jours à l’angle que je voulais donner à cette activité et j’ai cherché de nombreux exemples, quitte à en avoir trop, à montrer aux élèves. À cause de ça, j’ai su bien répondre aux questions des élèves. J’étais prête et disponible.

J’ai très hâte de refaire la leçon dans un autre groupe cet après-midi et j’espère que ce sera aussi profitable que ce matin. Mais j’ai confiance.

Posté par cath à 11:33 - cath l'universitaire - Commentaires [3] - Permalien [#]

07 mars 2008

Un article qui fait jaser...

D'abord, je vous invite à consulter cet article de Patrick Voyer qui se trouve dans La Revue de Gatineau, mais aussi sur le site info07.com.
Le nouveau cours d'éthique et culture religieuse fait jaser…

Suis-je la seule à être scandalisée par ce que j'y ai lu? Déjà que je trouve les points de vue avancés par les différents organismes assez choquants en soi, ils n'hésitent pas non plus à se contredire et le point de vue opposé est tout simplement absent de l'article. Et d'où viennent ces 75% de Québécois auquel on fait allusion? De quels sondages parle-t-on?

D'une part, la Coalition pour la liberté en éducation et le sociologue Gary Goldon Caldwell s'entendent pour dire que les parents devraient avoir le droit de vivre leur foi avec leurs enfants, et de choisir pour eux jusqu'à dix-huit ans. Que l'État n'a rien à dire là-dessus. Ici, vous voyez, je suis d'accord.

Mais, d'autre part, la présidente de l'Association des parents catholiques du Québec y va de révélations chocs (si on croit l'auteur de l'article) en affirmant que l'école va perturber la paix familiale « par le fait que l'enfant revient avec beaucoup de questionnements, de confusion, face à ce qu'il vit à la maison. » Oh! Bien sûr! Un enfant qui pose des questions! Quel scandale! Ses parents devront lui répondre, prendre le temps de discuter avec lui. Quel horreur! Alors on veut choisir pour nos enfants, on ne veut pas que l'école s'en mêle, mais on ne veut pas en parler avec eux. Et surtout pas répondre à des questions.

Et elle en rajoute : « Il [l'élève] reçoit ces informations qui viennent de l'école, selon différentes spiritualités, sur un même pied d'égalité sans critères de discernement, à savoir qu'est-ce qu'il doit retenir ou ne pas retenir. » Ici, on tient pour acquis que cet enseignement se fera de manière inefficace, décontextualisée, vide de sens. Ici, encore, les enseignants sont les coupables.

Alors qu'on parle tout simplement d'un cours qui pourra rejoindre tous les élèves, croyants ou non, pratiquants ou non. On veut leur montrer comment les autres vivent, d'où viennent leurs rites, leurs croyances. On veut communiquer aux élèves des valeurs communes de respect et d'acceptation des différences.

On veut cesser la séparation des élèves catholiques des élèves en morale. Parce qu'au fond, à quoi ça sert? À rien, sinon à marquer une différence. On réclame la liberté de choix en matière de religion. On dit qu'il s'agit d'une responsabilité familiale. Dans le cas du cours d'Éthique et culture religieuse, c'est exactement ce qu'on fait. L'enfant apprend des valeurs communes à la société en classe, qu'il pourra greffer à celles véhiculées à la maison. Il ne peut en ressortir que grandi, selon moi.

Cette idée de penser que l'élève, exposé à d'autres croyances que celles de sa famille, sera nécessairement perturbé et confus est extrêmement méprisante pour l'intelligence de l'enfant (et pour le travail des enseignants) et ça semble exclure toute possibilité de discussion avec les parents. Triste.

Et on a peur de quoi au fond? Que l'enfant choisisse autre chose que ce qui lui est présenté dans sa famille? Qu'il exerce son sens critique et qu'il soit ouvert aux autres?

Posté par cath à 17:11 - cath l'universitaire - Commentaires [1] - Permalien [#]

04 mars 2008

Tourner en rond

Ce soir, je me trouve pas mal poche. Ça fait trois heures que j'essaie de terminer un travail. Il était à remettre aujourd'hui. J'ai tellement l'impression que je suis en train de composer le pire travail du monde. Que rien de ce que j'écris n'est intelligent, ni intéressant.

Pourtant, depuis le début, j'suis au dessus de mes affaires. J'ai aidé presque tout le monde à faire leur travail. Moi je comprennais, pas elles. Elles ont remis leur travail aujourd'hui. Pas moi. Et là c'est moi qui ne sait plus quoi faire.

J'pense que je suis beaucoup tannée de l'université. J'vais aller me coucher.

Posté par cath à 01:02 - cath l'universitaire - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 février 2008

Plan de carrière

Cette semaine, c'est ma mère qui m'a dit qu'elle me voyait dans le domaine artistique, genre relationiste ou de quoi du genre...

Tout le monde trouve des endroits où je pourrais fitter. Et moi je trouve que je ne fitte pas où je suis présentement. Ça veut dire quelque chose vous croyez?

Posté par cath à 00:53 - cath l'universitaire - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 février 2008

Des ballounes

Au cours des dernières semaines, je me suis questionnée sur mes études et ce que je veux vraiment faire de ma vie. J'ai changé d'idées à peu près dix-huit fois depuis le début janvier.

J'veux plus faire de maîtrise en éducation, je veux finir mon bac et ensuite aller à la maîtrise en gestion de projet. Non, en développement régional. Non, j'voudrais faire de la socio avant. Je me tape un an de socio après mon bac, ensuite j'irai à la maîtrise. En éducation? En développement régional? En socio?

Alors je vais en socio à l'UQO. Non, surtout pas. À l'UQAM. Oui, bonne idée. Après mon bac. Dans un an. C'est loin, trop loin. Pis la socio, j'suis même pas certaine si je vais aimer ça. J'pourrais retourner à ma toute première idée, la littérature.

J'pourrais aussi ne pas faire mon stage IV tout de suite. Faire le III, et prendre un break d'un an. Aller jouer à Montréal, jouer dans les livres. Jouer dans la culture. M'éloigner de ce qui se trouve ici, en Outaouais. Aller voir ailleurs si j'y suis.

Mais bon, j'pars tellement sur des ballounes ces temps-ci. Peut-être que je vais changer d'idée dans quelques jours...

Faut que je fasse quelque chose de stimulant cet été. Et de payant. Messemble que ça m'ouvrirait plus de portes. Mais en même temps, tout le monde me dit qu'être en appart, on n'a pas tant besoin d'argent, mais de débrouillardise. En tout cas...

Posté par cath à 19:45 - cath l'universitaire - Commentaires [1] - Permalien [#]

12 janvier 2008

Remise en question

Voici l'état le plus actuel d'une réflexion qui me suit depuis un mois maintenant. Tout a commencé lorsqu'une amie a dit avoir parlé de ma situation avec une autre amie, par rapport à mes activités, ce qui me motive présentement, ainsi que de mon avenir dans l'éducation. Elles en sont venu à la conclusion suivante : malgré  le fait que je ferais sûrement une prof excellente, il est très possible que je me réoriente vers autre chose. Je ne m'étais jamais posé cette question. C'est cette cogitation qui m'a fait écrire ça, avant d'aller dormir hier soir...

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Après avoir pensé à tout ça, j'ai aucune idée de ce que je ferai pour l'instant. En fait, pour l'immédiat, je le sais : je serai presque à temps plein à la radio jusqu'en mars, moment où je partirai en stage pour six semaines. Et puis après, ben, on verra.

Posté par cath à 00:37 - cath l'universitaire - Commentaires [3] - Permalien [#]

07 décembre 2007

Ça sent la fin...

Les derniers jours ont été plutôt éprouvants. Pas deux minutes à moi, course folle pour finir les travaux scolaires, confusion dans les dates de remise (je me suis couchée à 3 heures du mat hier pour finir un travail à remettre dans une semaine, c'est ben simple, en apprenant ça ce matin [ arrivée deux heures en retard parce que j'ai pas pu me lever à l'heure], j'ai rien pu faire d'autre que de pleurer).

Il faut absolument que je me motive en fin de semaine, certains travaux sont déjà bien démarés, les autres suivront. Je vis toujours les fins de session difficilement. Et je m'en sors toujours...

Posté par cath à 00:31 - cath l'universitaire - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 octobre 2007

Beuh.

L'université me déprime.

C'est quand les prochaines vacances ?

Posté par cath à 23:53 - cath l'universitaire - Commentaires [3] - Permalien [#]
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