09 mars 2009
Nous sommes toutes et tous féministes.
J'avais l'intention d'écrire un petit texte ici pour la journée de la femme. J'ai oublié, et je suis près de deux heures en retard... On peut sûrement me pardonner ça.
On me dit féministe. Pour tout le monde, ça semble être clair. Pourtant, ça ne l'est pas pour moi. Pas parce que j'ai honte. Au contraire. Parce que ça va de soi. Pour moi, être féministe, ça va de soi. Être féministe, c'est être pour l'égalité entre tous, hommes et femmes confondus. Dire de quelqu'un qu'elle ou qu'il est féministe, c'est lui dire qu'il est humain.
Évidemment, plusieurs combats pour l'égalité sont encore d'actualité, qu'on pense simplement à la nouvelle mesure du gouvernement Harper qui remettrait en cause l'équité salariale des employés de l'État. Par contre, j'ai l'impression que ces causes vont chercher l'appui de l'ensemble de la population et non plus "une dizaine de féministes frustrées". C'est rassurant, et ça donne le courage de continuer.
Bonne fête, femmes.
29 octobre 2008
En attente
Je suis une grande immature. Je ne fais jamais ce que je devrais faire : je ne fais que ce qui me tente. Du travail à faire? Je passe la soirée à préparer un disque pour des amis, à apprendre à tricoter un nouveau point et à écouter des épisodes d'X-Files. Je me promets de me coucher tôt pour me lever de bonne heure demain afin de faire ce que je n'ai pas fait ce soir, mais je continue jusqu'à épuisement. Il est une heure trente du mat et je suis là à écrire sur mon blogue...
Parce que ces temps-ci, l'angoisse me prend le soir. Ça ne dure jamais très longtemps. C'est juste là, au fond de mon ventre. J'ai l'impression que je ne suis pas là où je devrais être. Je regarde la photo placée sur ma table de chevet et je me souviens que je dormirai seule dans mon lit ce soir, encore une fois. Je vivote en attendant de dormir au chaud. Je suis chanceuse, ça m'est arrivé il y a deux jours et ça m'arrivera encore dans deux autres jours. Je ne devrais pas me plaindre.
Je ne devrais pas. Seulement, j'en ai assez de vivre entre ces fins de semaine de retrouvailles. J'aimerais pouvoir raconter ma journée à quelqu'un quand je rentre le soir. Je suis fatiguée de vivre ainsi, recluse dans ma chambre, dans un appartement où je n'ai pas l'impression d'habiter.
J'en ai assez d'avoir l'impression de m'intégrer nulle part. Ni mes cours, ni le travail, ni même la radio ne me donne l'impression d'être à ma place. Toujours l'impression de ne pas faire partie de l'endroit. Je crois même faire exprès. Je n'ai pas envie de m'attacher à cette vie, à ces gens.
En ce moment, tout ce que je souhaite, c'est que mon copain apparaisse ici comme par enchantement et qu'il me serre bien fort dans ses bras. Qu'il me dise que tout va bien aller. Qu'il me rassure. Qu'il me réchauffe. Il fait froid ici.
J'ai froid au coeur. Je crois que c'est pour ça que je tricote sans cesse depuis deux mois.
17 septembre 2008
« où je suis et où je voudrais aller... »
« Partout où je suis, je rêve d'autres endroits où aller
Et quand j'y suis, toujours l'envie me prend de retourner d'où je viens
[...]
Toujours déchiré entre ce dont je rêve et ce qui m'est donné »
Partout où je suis, Thomas Hellman
Je me demande si c'est pas plutôt les changements, les démarches, les préparatifs que j'aime par dessus tout. J'aime mieux le dire tout de suite : je me sens bien dans mon nouvel appartement, dans ma nouvelle ville. En fait, c'est bizarre comment je me sens.
J'aime mes cours, mais j'ai pas envie de faire mes travaux. Je commence à voir naître des projets ici, mais j'ai l'impression que je serais mieux ailleurs.
J'ai toujours voulu habiter à Montréal. Me voilà. Je me suis dit que je ferais une session et qu'après, je verrais. Je prédisais que mon absence de l'Outaouais durerait un an. Je le crois encore. Je ne sais juste pas où je ferai ma session d'hiver, pour l'instant.
J'avais de bonnes raisons de m'éloigner de l'Outaouais. J'en avais de bonnes de me rendre à Montréal. Je crois simplement que c'est le timming qui n'est pas bon.
24 août 2008
Discours sur le départ
Je reviens du Petit Chicago pour voir le show d'Artist of the Year. C'est drôle, durant la dernière année, je ne compte plus les shows de ce genre, électro-hip hop-machin : Omnikrom, Numéro#, Radio Radio, The National Parcs... J'suis toujours la première qui veut y aller, j'ai toujours très hâte d'y être. Et pourtant, je n'ai jamais vraiment aimé ce genre de musique. J'ai appris à l'aimer, à force d'en écouter. Je peux dire maintenant que j'adore ça, mais c'est clairement à cause de la gang de la radio que j'ai développé ce goût.
Le P'tit Chic. J'y ai passé tant de soirées au cours de mes études à l'UQO. Presque tous les mercredis de l'été, j'y étais pour des soirées RÉÉL Radio. J'étais DJ, ou l'amie des DJ. Le barman m'apportait ma rousse avant même que je lui demande et me partait un tab sans me poser de question. J'adore l'ambiance de ce bar où le mobilier change de place à chaque deux semaines. Ce n'est pas tant une place in pour la crew gatinoise : c'est simplement le coin des anarchos de l'UQO, des impliqués, des miens.
C'est drôle, ce soir, je n'avais pas tellement le goût de me déplacer pour voir le show. J'suis dans les boîtes jusqu'au cou à la maison et j'avais le goût de relaxer. Mais je me suis décidée à sortir. Parce que c'était ma dernière soirée au P'tit Chic pour un bout. Parce que les copains de la radio y seraient. Parce que j'avais besoin de dire au revoir au monde et à la place. À ma grande surprise, j'ai vu ce soir des gens que je ne m'attendais pas du tout de voir là. Des gens qui ont partagé mon quotidien au cours des deux dernières années. Ça m'a fait du bien de les voir.
J'étais angoissée en me rendant là. Je pensais à mon déménagement prochain et les serrements dans mon ventre me rappelaient trop bien mon faux départ. J'avais beau me dire que tout allait bien se passer, que je suis prête, que c'est normal d'avoir peur, j'avais juste le goût de pleurer. Eh bien, ma soirée m'a redonné le sourire, même si au moment de quitter les copains, nous nous sommes mis à parler de la radio, de ce qui nous précède et de ce qui suit. Je leur ai demandé de me tenir au courant.
Ce soir, j'ai décidé de ne pas me rendre à la réunion de demain. J'ai longtemps hésité, j'ai pensé que ce pourrait être mon dernier comité de direction. Non. Ça me fera trop de peine. J'ai invité le comité à souper chez moi le mois dernier pour la rencontre mensuelle justement pour en faire le deuil. Ils sauront bien se passer de moi et moi d'eux.
Tout va bien se passer, c'est normal d'avoir peur et d'être nostalgique. Je dois me souvenir que j'ai toujours voulu habiter à Montréal. J'ai toujours voulu étudier en littérature. J'ai plein d'amis là-bas. Je me rapproche de mon chum. Je vais arriver et mes cours commenceront. Je n'aurai pas le temps de m'ennuyer. Je ne me donne pas le droit de me sauver en courant comme la dernière fois. Même si j'ai peur, je dois passer par dessus, justement pour ne plus avoir peur. Parce que je sais que j'en suis capable. Tout ira bien.
J'ai hâte d'avoir ma routine, d'être installée dans mon nouveau chez moi. J'ai hâte de recevoir de la visite, de rencontrer du nouveau monde. J'ai hâte de commencer cette nouvelle indépendance, cette nouvelle vie.
18 juillet 2008
Vivre
Ma vie est en train de changer. Je passe mon premier été à "ne rien faire" et j'apprécie chaque moment. Oui, c'est vrai, j'ai quelques responsabilités que je remets toujours au lendemain, mais en général, on n'attend rien de moi et je le remets bien au monde.
Malgré le fait que je ne fasse rien concrètement, je sens que je suis en train de devenir plus mature, plus indépendante. Tout en m'accrochant à quelqu'un en particulier. C'est drôle, depuis le temps où je rêvais d'être en couple, et puis là ça m'arrive, c'est tout naturel, tout simple. C'est arrivé rapidement, sans que je ne m'en aperçoive vraiment.
Je souhaite de tout cœur que ça reste simple, sans questionnement, sans complication. Je n'imagine pas demain et je vis, tout simplement.
27 mai 2008
L'insomnie
Pourquoi j'arrive jamais à me coucher le soir? J'suis là à tourner en rond pendant une heure, deux heures, trois heures. Si au moins je faisais quelque chose d'utile ou d'intéressant. Même pas.
Ces jours-ci, j'essaie des trucs, je me suis mise à la conception de bijoux et de vêtements. C'est un intérêt qui me revient, périodiquement. Surtout l'été. Je prendrai des photos de ce que j'ai fait, peut-être. Au rythme où je vais, je pourrais pratiquement prendre des commandes...
Je ne sais pas de quoi va avoir l'air mon été. Aucune idée. Je devrais passer une semaine ou deux aux États-Unis avec une amie. Je devrais déménager à Montréal à la fin août. Je devrais travailler à la biblio jusqu'à la mi-juin. Je devrais terminer mes cours d'été avant juillet.
Je devrais lire des tas de livres, je devrais profiter du soleil, je devrais passer du temps avec mon copain avant qu'on ne déménage tous les deux (lui ira à Québec), je devrais ressortir mes appareils photos, je devrai étrainer mon nouveau polaroid, je devrais aller à la plage, je devrais faire du vélo.
Je devrais éviter d'être nostalgique des étés de camp, de ronger mes ongles, de manger tout le temps, de chialer, de me coucher à des heures impossibles...
02 avril 2008
Je ne sais pas si c'est le vent ou les jours qui me font pleurer.
20 février 2008
Beuh.
J'trouve ça vraiment plate qu'une journée qui avait pourtant si bien débuté puisse prendre des tournures innattendues et désagréables en moins de trente minutes.
J'aime pas me réveiller de bonne humeur et me sentir comme de la marde une heure après dans un séminaire où on n'échange même pas.
Je déteste que le reste de ma journée soit teinté de détails poches.
J'pense que je devrais dormir plus.
Par chance, cette journée devrait se terminer sur une note plus calme, plus sereine. Je suis fière de mes capacités d'autorégulation.
05 février 2008
Dormir plussss, ça m'aiderait. Mais j'haïs ça me coucher, moi!
14 janvier 2008
Actrice
Je suis dotée d'un grand orgueil. Et d'une capacité à cacher mes émotions hors du commun.
C'est comme ça que l'annonce d'une nouvelle qui m'attriste vraiment, deux minutes avant une réunion, peut passer complètement inaperçue.
Mes réactions de défense sont instinctives et immédiates : je déconne, je parle trop et trop fort.
Et personne ne se rend compte de rien. Mais moi je sais.

