CaphARnaüM

Un désordre empli de vide, une illusion stagnante. Ici, moi, maintenant.

04 décembre 2008

Notes éparses et peu intéressantes

Enfin, cette semaine est finie!

Je l'ai passée à angoisser sur un travail que je n'arrivais pas à faire. La journée d'aujourd'hui a vraiment été le bordel, je me suis levée en retard, ce qui part très mal une journée... Finalement, je vais remettre le-dit travail demain, j'aurai un 5% de pénalité de retard, mais tant pis. Il est terminé, du moins je pense, je n'ai plus qu'à l'imprimer. Je n'en suis pas très fière, mais au moins c'est terminé. J'emmerde Victor Hugo.

Je me souviens des cours de littérature que j'ai suivi au cégep. J'adorais les commentaires de texte, souvent à partir de poésie. Dommage que je n'en ai à peu près pas fait cette session-ci (je n'avais pas de cours de poésie, ce qui explique bien des choses...) J'aime analyser les textes courts. Lorsque c'est trop long, je me perds dans des histoires inutiles, je me retrouve à dire n'importe quoi et je ne parle plus de littérature.

Bon, il ne me reste que deux travaux, à partir de textes que j'ai choisi (Des extraits de Exercices de style de Queneau et un extrait des Belles soeurs de Tremblay), et deux examens. Demain soir, je vais voir un concert, puis je file à Gatineau pour quatre jours (merci élections et vote par anticipation), afin de me reposer et de terminer la session en beauté. Faudra que je me motive par contre... J'ai espoir!

Et puis, dans exactement 14 jours, je serai chez mon copain, et toutes mes choses seront dans des boites toujours, mais bien rangées dans mon nouvel appartement. J'ai tellement hâte!

Posté par cath à 23:52 - Tranches de vie - Commentaires [0] - Permalien [#]


25 novembre 2008

Irritants

C'est lorsque j'invite quelqu'un à l'appart que tout ce que je me rends compte à quel point je déteste cet endroit.

C'est quand je prépare un repas avec quelqu'un que je me rends compte que je n'ai jamais fait rien qui ressemble à ça, ici, pour moi seule.

Dans moins d'un mois, je serai partie.

Posté par cath à 12:36 - Tranches de vie - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 novembre 2008

cath devrait se tenir loin des écoles...

Vendredi, je vais terminer le contrat le plus pénible que j'ai eu à subir depuis toutes les années où je gravite autour du milieu de l'enseignement. J'avais décidé, cette session-ci, de me trouver un emploi ultra-stimulant afin de ne pas trop m'éloigner du milieu de l'enseignement pendant que je prenais des détours universitaires. J'ai donc commencé à animer des activités parascolaires dans des écoles primaires. Deux en fait : trois jours dans une, un dans l'autre. Grave erreur.

Depuis le début, il ne se passe pas une semaine sans qu'il se passe des pépins plus ou moins agaçants. Pris un à un, ils ne sont vraiment rien, mais lorsqu'on les additionne, ils rendent complètement folle. Ils ont tour à tour concerné l'environnement physique, la taille des groupes, le matériel, les collègues, les enfants, même la paye!

Pour faire une histoire courte, je me suis rendue trois fois par semaine dans une école que je me suis mise à détester pour tout ce qu'elle est, les enfants y compris. Je suis arrivée là chaque jour en me disant qu'aujourd'hui, ça allait bien se passer, et j'ai repris l'autobus chaque soir la larme à l'oeil parce que je suis incapable de me pardonner le fait d'offrir à des enfants des cours médiocres, même si je sais qu'au fond, j'ai fait tout ce que j'ai pu dans les circonstances.

Quand je vois les collègues se foutre de tout, même de leur quart de travail, quand je me fais abandonner dans un cours où j'ai été engagée justement parce qu'il était impensable que quelqu'un le donne seul, quand j'ai crié après des enfants simplement parce qu'ils ont pris un balais après s'être énervé tout le cours, quand je m'exaspère pour rien, que je me sens complètement dépassée par ce qui arrive, quand je finis par répéter ce que mes patrons m'ont dit lorsque je leur ai fait part de mes constats par rapport aux problèmes logistiques des cours (« Tant que tu les tiens occupés, qu'ils ne se blessent pas, que tu vas les chercher à l'heure et que tu les ramènes à l'heure, il n'y a pas de problème. »), JE ME SENS COMME UNE MERDE!

Je ne veux plus vivre ça. Je me suis éloignée de l'UQO parce que je devenais complètement cynique, complètement blasée et parce que ça me faisait peur. Et je suis en train de recommencer. J'ai le goût de retourner dans l'enseignement, mais dans ma propre classe, dans une école que j'aurai choisie. Je crois qu'en ce moment, je suis mieux de m'en tenir éloignée sinon...

Surtout ne pas penser qu'il me reste mon stage IV, seulement espérer que les astres se seront alignés pour qu'il puisse bien se passer.

Posté par cath à 22:16 - Tranches de vie - Commentaires [1] - Permalien [#]

11 novembre 2008

À joual donné...

Depuis mon arrivée à l'UQAM, j'ai entendu mon lot de répliques épaisses en salle de classe, mais rien qui valait la peine d'être noté. On est loin du bac en enseignement de l'UQO, où chaque cours était une source inépuisable de citations juteuses.

Pourtant, ce soir, j'ai entendu la meilleure, et de loin :
« Je ne peux pas croire que l'éditeur de Michel Tremblay n'a pas pris le temps de corriger ses fautes dans Les Belles-Soeurs. Ça ne se peut pas qu'il ne les ait pas vues. »
-une madame-étudiante

(Si au moins c'était une blague... Même pas!)

Posté par cath à 00:09 - Perles - Commentaires [3] - Permalien [#]

31 octobre 2008

Bouh!

Ce matin, à mon réveil, il y avait un chat orange et noir dans mon appartement.

Je me demande si c'est un de mes colocs qui a un costume vachement réussi ou bien si quelqu'un m'a laissé un cadeau pour l'Halloween...

Posté par cath à 11:04 - Tranches de vie - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 octobre 2008

En attente

Je suis une grande immature. Je ne fais jamais ce que je devrais faire : je ne fais que ce qui me tente. Du travail à faire? Je passe la soirée à préparer un disque pour des amis, à apprendre à tricoter un nouveau point et à écouter des épisodes d'X-Files.  Je me promets de me coucher tôt pour me lever de bonne heure demain afin de faire ce que je n'ai pas fait ce soir, mais je continue jusqu'à épuisement. Il est une heure trente du mat et je suis là à écrire sur mon blogue...

Parce que ces temps-ci, l'angoisse me prend le soir. Ça ne dure jamais très longtemps. C'est juste là, au fond de mon ventre. J'ai l'impression que je ne suis pas là où je devrais être. Je regarde la photo placée sur ma table de chevet et je me souviens que je dormirai seule dans mon lit ce soir, encore une fois. Je vivote en attendant de dormir au chaud. Je suis chanceuse, ça m'est arrivé il y a deux jours et ça m'arrivera encore dans deux autres jours. Je ne devrais pas me plaindre.

Je ne devrais pas. Seulement, j'en ai assez de vivre entre ces fins de semaine de retrouvailles. J'aimerais pouvoir raconter ma journée à quelqu'un quand je rentre le soir. Je suis fatiguée de vivre ainsi, recluse dans ma chambre, dans un appartement où je n'ai pas l'impression d'habiter.

J'en ai assez d'avoir l'impression de m'intégrer nulle part. Ni mes cours, ni le travail, ni même la radio ne me donne l'impression d'être à ma place. Toujours l'impression de ne pas faire partie de l'endroit. Je crois même faire exprès. Je n'ai pas envie de m'attacher à cette vie, à ces gens.

En ce moment, tout ce que je souhaite, c'est que mon copain apparaisse ici comme par enchantement et qu'il me serre bien fort dans ses bras. Qu'il me dise que tout va bien aller. Qu'il me rassure. Qu'il me réchauffe. Il fait froid ici.

J'ai froid au coeur. Je crois que c'est pour ça que je tricote sans cesse depuis deux mois.

Posté par cath à 01:42 - États d'âme - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 octobre 2008

Quand tu rêves à ta job, c'est jamais bon signe...

Depuis la fin du mois de septembre, j'anime des activités parascolaires dans des écoles primaires. Dans deux écoles en fait. Pour la première, je n'ai rien à redire (à part le fait que j'arrive quelques minutes en retard à mon cours à l'université, mais ça, ça me dérange plus ou moins), c'est le paradis, les groupes sont parfaits et les enfants sont adorable. En prime, l'activité (la confection de bijoux) me passionne. C'est loin d'être le cas dans l'autre école, où je donne trois cours. Les groupes sont immenses et les enfants sont des pestes. Et puis je n'aime pas trop tout ce qui entoure cette école, j'ai souvent des accrochages avec mes collègues et je suis très irritables... Je croyais avoir tout vu en animation mais, visiblement, ce n'est pas le cas.

Ce doit être pour ça que je finis par faire des rêves bizarres par rapport à cet emploi : je suis en train de prendre les présences et quelqu'un que je ne connais pas arrive et me dit que je ne dois pas faire comme ça. Il prend les commandes et moi, insultée, je dis que j'en ai assez et je quitte l'endroit. Quand j'y reviens, je ne trouve plus le groupe, parti à une activité extérieure. Je suis très fâchée.

Le plus bizarre, c'est que le lieu de mon rêve était le gym de la première école où j'ai travaillé, où je n'ai pas mis les pieds depuis au moins quatre ans... Un endroit où j'ai vécu les meilleurs moments d'animation... comme les pires. Mais où je retournerais n'importe quand.

Posté par cath à 12:46 - Au pays des rêves... - Commentaires [3] - Permalien [#]

19 octobre 2008

J't'ai eu!

On joue à la tague. C'est René qui m'a attrapée. Il l'avait été lui même par Alexie. Il faut montrer son bureau, son espace de travail. Si René a réussi à le faire du beau milieu des Indes, moi aussi j'en suis capable.

Comme vous le voyez, mon vrai bureau est beaucoup trop en bordel pour que je puisse l'utiliser...
montreal_016

C'est pourquoi je préfère de loin mon lit pour travailler et communiquer avec mon monde.
montreal_010

C'est donc à mon tour de taguer des gens pour qu'ils montrent à la blogosphère leur espace de travail. Qui choisir, puisque plusieurs de mes amis blogueurs ont déjà reçu cette tague? Je lance donc l'invitation à Charles et à Stéphanie, si ça vous tente... Et à Alexandre aussi, tiens.

Posté par cath à 03:15 - N'importe quoi - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 octobre 2008

Quand ça démange de partir...

C'est drôle, avec mon déménagement, je m'étais juré que j'allais alimenter ce blogue. Finalement, j'en lis beaucoup plus que j'en écris. Je crois que je ne saurais pas quoi raconter. La routine s'installe, les cours sont chouettes (du moins, 3 sur 4), la job l'est un peu moins (finalement, c'était une erreur de me chercher quelque chose de power-stimulant, car ce ne l'est pas tant que ça, et c'est plutôt crevant), les amis sont discrets mais là, la radio est quand même chouette, et les aller-retour Gatineau-Montréal et Montréal-Ste-Foy sont crevants.

Mon plan de trouver un certificat pour rendre mon année en littérature « officielle » et simple à comprendre aux yeux de tous ne s'est pas avéré fructueux. Non, finalement, il m'a plutôt conduite vers un programme hors de Montréal... Je suis présentement en processus d'admission et je m'enligne vers une reconnaissance des acquis pour quelques cours.

Ça ne fait qu'un mois et demi et j'suis tannée de m'ennuyer de mon copain et d'être toujours dans des bagages. Et tant qu'à être à peu près seule dans une ville, on pourrait dire que toutes les (grandes) villes se valent... Mais là la roue des démarchent est démarée et je me demande si je vais bien. Après tout, y'a rien qui me retient ici.

Et puis, c'est beau Québec.

Posté par cath à 22:44 - cath l'universitaire - Commentaires [1] - Permalien [#]

17 septembre 2008

« où je suis et où je voudrais aller... »

« Partout où je suis, je rêve d'autres endroits où aller
Et quand j'y suis, toujours l'envie me prend de retourner d'où je viens
[...]
Toujours déchiré entre ce dont je rêve et ce qui m'est donné »
Partout où je suis, Thomas Hellman

Je me demande si c'est pas plutôt les changements, les démarches, les préparatifs que j'aime par dessus tout. J'aime mieux le dire tout de suite : je me sens bien dans mon nouvel appartement, dans ma nouvelle ville. En fait, c'est bizarre comment je me sens.

J'aime mes cours, mais j'ai pas envie de faire mes travaux. Je commence à voir naître des projets ici, mais j'ai l'impression que je serais mieux ailleurs.

J'ai toujours voulu habiter à Montréal. Me voilà. Je me suis dit que je ferais une session et qu'après, je verrais. Je prédisais que mon absence de l'Outaouais durerait un an. Je le crois encore. Je ne sais juste pas où je ferai ma session d'hiver, pour l'instant.

J'avais de bonnes raisons de m'éloigner de l'Outaouais. J'en avais de bonnes de me rendre à Montréal. Je crois simplement que c'est le timming qui n'est pas bon.

Posté par cath à 14:48 - États d'âme - Commentaires [2] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »